Voyager en avion avec son animal de compagnie nécessite une préparation minutieuse et une bonne connaissance des réglementations aériennes. Que vous partiez en vacances ou déménagiez à l’étranger, voici tout ce qu’il faut savoir pour que le voyage se déroule dans les meilleures conditions !
Les différentes options de transport
Bagage en cabine
Les petits animaux, pesant généralement moins de 8 kg (cage comprise), peuvent voyager en cabine avec leur propriétaire. Attention, ce poids maximum varie selon les compagnies : Air France et Lufthansa acceptent jusqu’à 8 kg, mais certaines compagnies low-cost sont plus restrictives. L’animal doit être placé dans un sac de transport souple et ventilé, aux dimensions maximales d’environ 46 x 28 x 24 cm, qui se glisse sous le siège avant. Le sac doit permettre à l’animal de se tenir debout et de se retourner confortablement. Notez que vous pourrez évidemment disposer d’un bagage cabine en plus du sac de transport de votre animal.
Durant le vol, l’animal doit rester dans son sac en permanence. Il n’est pas autorisé à sortir, même pour être pris sur les genoux. Cette règle stricte vise à garantir la sécurité et le confort de tous les passagers. Air France, KLM, Brussels Airlines et Lufthansa font partie des compagnies européennes qui acceptent les animaux en cabine.
Bagage en soute
Les animaux plus grands doivent obligatoirement voyager en soute, dans la partie pressurisée et climatisée de l’avion. Contrairement aux idées reçues, cette zone maintient des conditions de température et de pression similaires à celles de la cabine passagers. L’animal doit être installé dans une cage de transport rigide homologuée IATA, suffisamment spacieuse pour qu’il puisse se tenir debout, se retourner et s’allonger naturellement.
Les dimensions et le poids maximum des cages varient selon les compagnies. La cage doit être équipée d’un système de fermeture sécurisé, de poignées de manipulation, et comporter les étiquettes réglementaires indiquant la présence d’un animal vivant. Un absorbant doit tapisser le fond, et un récipient d’eau fixé à la porte doit être accessible de l’extérieur.
Les compagnies qui acceptent les animaux
La majorité des compagnies traditionnelles acceptent le transport d’animaux, avec des conditions spécifiques. Air France autorise chiens et chats en cabine et en soute, ainsi que les lapins en cabine uniquement. Lufthansa et Swiss ont des politiques similaires et acceptent également certains oiseaux. British Airways accepte les animaux uniquement en soute sur certaines destinations, avec des restrictions importantes.
Emirates accepte les animaux en soute sur la plupart des vols, mais interdit leur présence en cabine, sauf pour les faucons sur certaines routes moyen-orientales – une particularité culturelle. Air Canada et Delta Airlines proposent des programmes complets pour les animaux de compagnie, avec des options cabine et soute.
Les compagnies qui refusent les animaux
De nombreuses compagnies low-cost interdisent totalement le transport d’animaux en cabine et en soute. Ryanair refuse catégoriquement tous les animaux, à l’exception des chiens d’assistance reconnus. EasyJet applique la même politique stricte, n’autorisant que les chiens guides ou d’assistance. Wizz Air interdit également le transport d’animaux de compagnie.
Norwegian Air ne permet pas non plus le voyage des animaux, tandis que Vueling refuse les animaux en soute mais peut accepter les petits animaux en cabine sur certains vols, selon la législation locale. Transavia adopte une position similaire, autorisant uniquement les chats et chiens de petite taille en cabine.
Ces restrictions s’expliquent par le modèle économique de ces compagnies, qui privilégient les rotations rapides et minimisent les services additionnels. Le nettoyage supplémentaire et la gestion logistique des animaux ne correspondent pas à leur stratégie d’optimisation des coûts.
Cas particuliers : les chiens d’assistance
Il est important de distinguer les animaux de compagnie des chiens d’assistance (chiens guides pour aveugles, chiens d’assistance pour personnes handicapées). Ces derniers bénéficient d’une réglementation spécifique et sont généralement acceptés gratuitement en cabine par toutes les compagnies, y compris celles qui refusent les animaux de compagnie ordinaires. Une documentation appropriée attestant de leur formation est néanmoins requise.
Préparation administrative
Les formalités administratives représentent l’aspect le plus complexe du voyage. Au minimum, votre animal doit être identifié par puce électronique et disposer d’un passeport européen pour les animaux de compagnie si vous voyagez en Europe. La vaccination contre la rage est obligatoire et doit être à jour.
Pour les voyages internationaux, les exigences deviennent plus strictes. Certains pays imposent des tests sanguins de titrage antirabique, des certificats sanitaires vétérinaires établis dans un délai précis avant le départ, voire des périodes de quarantaine à l’arrivée. Le Royaume-Uni, l’Australie et la Nouvelle-Zélande sont particulièrement exigeants. Il est recommandé de contacter l’ambassade du pays de destination plusieurs mois à l’avance.
Préparation de l’animal
Le bien-être de votre compagnon pendant le voyage doit être une priorité. Habituez-le progressivement à sa cage de transport en la laissant ouverte à la maison et en l’encourageant à y entrer avec des friandises. Cette familiarisation peut prendre plusieurs semaines mais réduira considérablement son stress le jour J.
Le jour du voyage, privilégiez une promenade ou une séance de jeu avant le départ pour fatiguer votre animal. Évitez de le nourrir dans les 4 à 6 heures précédant le vol pour limiter les risques de mal des transports. L’eau doit rester accessible, particulièrement si l’animal voyage en soute.
Conseils pratiques et précautions pour voyager avec un animal
- Réservez votre vol le plus tôt possible : les compagnies limitent le nombre d’animaux par vol. Les vols directs sont préférables pour minimiser le stress.
- Évitez les périodes de forte chaleur ou de grand froid : les conditions sur le tarmac peuvent être extrêmes.
- Les races de chiens au museau écrasé (bouledogues, carlins, persans) sont particulièrement vulnérables aux problèmes respiratoires en altitude. Certaines compagnies refusent purement et simplement leur transport.
- N’oubliez pas de prévoir un budget conséquent : les frais de transport varient de 50 à plusieurs centaines d’euros selon la taille de l’animal et la destination. Les consultations vétérinaires et certificats s’ajoutent également à la facture.

